Chimiste de formation, j’ai toujours aimé apprendre, comprendre. Avec le recul, je me dis que ce qui me plaisait dans la chimie, c’était le fait de rendre l’invisible visible.
D’aussi loin que je me souvienne, j’avais de l’intérêt pour la compréhension de la complexité des êtres humains, leurs interactions interpersonnelles, leur psyché, la subtilité de leur intériorité et de l’impact de leur histoire sur leurs comportements. Après mon bac, j’ai voulu m’orienter vers la psychologie. « C’est bouché, choisis autre chose », m’a-t-on dit.. J’ai fait de la chimie…
Si, avec le temps, mes considérations éthiques m’ont éloignées de la chimie, plus tard ma quête de compréhension intérieure m’a rapprochée de l’alchimie. Du moins, l’alchimie philosophique. Celle qui consiste à transformer tout ce qui nous « plombe » en Lumière.